Après les lives de l’année dernière sur l’UE, une chose devenait de plus en plus claire. Les USA ont déclaré la guerre à l’UE, et les raisons ne sont pas forcément celles évoquées dans le milieu mourant du narratif mainstream. Avant d’aller jusqu’à là, rappelons-nous un peu de ce qui s’est passé récemment.
Chronologie de la dégradation récente
Entre fin 2024 et 2025 : propos antérieurs de J.D. Vance sur l’UE
Avant même cette crise de décembre, J.D. Vance, vice-président des États-Unis, avait tenu des propos très critiques envers les dirigeants européens lors de la Munich Security Conference en février 2025 :
- Il a dit que les plus grands dangers pour l’Europe ne venaient pas de l’extérieur (Russie, Chine) mais de « l’érosion des normes démocratiques » en Europe (censure, lois contre la désinformation, etc.).
- Il a aussi suggéré que l’appui des États-Unis dépendrait de la manière dont les démocraties européennes gèrent ces questions.
L’influence actuelle des USA en Europe est incroyable
— A.D.N.M (@adnm_live) February 16, 2025
À Munich, JD Vance ne mâche pas ses mots : la vraie menace pour l’Europe ne vient ni de Moscou ni de Pékin, mais de Bruxelles. Censure, surveillance, élections annulées… Thierry Breton, l’ex commissaire européen en a pris… pic.twitter.com/bux4ly4h1n
JD Vance à « Munich Security Conference » en février 2025 :
« La menace qui m’inquiète le plus pour l’Europe n’est pas la Russie, ni la Chine, ni aucun autre acteur extérieur. Ce qui m’inquiète, c’est la menace qui vient de l’intérieur, le recul de l’Europe par rapport à certaines de ses valeurs les plus fondamentales, des valeurs qu’elle partage avec les États-Unis d’Amérique. »
« J’ai été frappé de voir récemment un ancien commissaire européen se réjouir à la télévision que le gouvernement roumain venait d’annuler toute une élection… Si votre démocratie peut être détruite par quelques centaines de milliers de dollars de publicité numérique provenant d’un pays étranger, c’est qu’elle n’était pas très solide au départ. »
5 – 6 décembre 2025 : l’UE inflige une lourde amende à X
- La Commission européenne inflige une sanction d’environ 120 millions d’euros à la plateforme X (anciennement Twitter), propriété d’Elon Musk, pour non-conformité au Digital Services Act (DSA) — notamment manque de transparence sur les publicités et fonctionnalité de badges.
- En réaction, Musk publie sur X des messages très virulents contre l’Union européenne, appelant même à abolir l’UE et à rendre la souveraineté aux États nationaux.

Début décembre 2025 : mobilisation politique à Washington
- Plusieurs responsables de l’administration américaine, y compris quelques membres influents du parti républicain, se joignent à la critique de Musk contre l’UE, dénonçant la sanction comme une attaque contre les entreprises américaines.

Fin décembre 2025 : Visa ban / interdiction d’entrée aux États-Unis
À la fin décembre 2025, le gouvernement des États-Unis a annoncé l’interdiction d’entrée (visa ban) sur son territoire pour cinq ressortissants européens, dont notamment :
- Thierry Breton (ancien commissaire européen chargé du marché intérieur et un des principaux artisans du Digital Services Act européen) ;
- Plusieurs activistes et responsables d’organisations européennes spécialisées dans la lutte contre la désinformation et les contenus en ligne.

Fin 2025 : commentaires médiatiques de JD Vance sur les armes nucléaires de l’UE
- Dans une interview récente, Vance a affirmé que le droit de l’Europe à posséder des armes nucléaires devrait être conditionné à des élections alignées avec ce que Washington approuve — une déclaration explosive qui suggère une remise en question du droit souverain qu’ont la France et le Royaume-Uni d’entretenir des armes nucléaires indépendantes.

Cette phrase n’est pas une politique officielle américaine, mais elle a beaucoup fait réagir les observateurs européens, car elle laisse entendre que :
- l’UE ne devrait pas pouvoir développer ou utiliser des capacités nucléaires indépendantes sans validation américaine.
- des processus démocratiques européens pourraient être jugés « menaçants » pour la sécurité des États-Unis.
Premier élément ignoré dans cette crise – Soros
Dans un live récent, on avait parlé de l’organisation de la censure de l’UE, et on avait parlé entre autres d’OSEPI, ou plus précisément, « Open Society European Policy Institute » de Soros, et de leur implication aux politiques européennes au niveau du contrôle de l’information sur les réseaux sociaux et internet.

« L’Institut européen pour une société ouverte (OSEPI) de Soros a rendu visite à des responsables de l’UE à 102 reprises depuis 2014 ! Ces réunions ont notamment porté sur la DSA. Open Society fait également partie du groupe de haut niveau de la Commission européenne chargé de lutter contre les discours et les crimes haineux.«
Le Digital Services Act (DSA) est un règlement de l’Union européenne qui encadre les services numériques afin de rendre l’espace en ligne plus sûr, plus transparent et plus responsable. Il impose aux plateformes (réseaux sociaux, moteurs de recherche, places de marché, services d’hébergement) des obligations de lutte contre les contenus illégaux, de protection des utilisateurs — notamment des mineurs — et de transparence sur la modération des contenus, la publicité et les algorithmes de recommandation.
En 2020, les dépenses de lobbying de Soros ont été plus de VINGT FOIS supérieures à celles de 2019. C’est également l’année où ils ont élaboré la loi sur les services numériques (DSA). Soros est donc impliqué dans des activités de désinformation avec la Commission européenne depuis au moins 2016.
Le “High Level Group on combating hate speech and hate crime” (souvent référencé par un code comme E03425) est une plate-forme d’experts créée par la Commission européenne pour coordonner les efforts contre la haine exprimée en ligne et hors ligne dans l’Union européenne. Son rôle est de favoriser les échanges entre autorités nationales, organisations internationales et société civile, de promouvoir des bonnes pratiques, de produire des orientations et des outils pratiques, et d’aider les États membres à améliorer leurs réponses face aux discours de haine et aux crimes motivés par la haine au regard des normes européennes existantes.
Dans la liste des membres de ce groupe d’experts choisis par l’UE, on trouve les traces de Soros avec « Open Society European Policy Institute » (OSEPI), ou « Institut européen des politiques publiques de l’Open Society » en français, enregistré à l’UE en 2008.
Deuxième élément ignoré dans cette crise – Trump
Donald Trump a exprimé à plusieurs reprises une hostilité marquée envers George Soros et sa fondation Open Society Foundations, les accusant notamment de soutenir des protestations violentes et de causer des dommages aux États-Unis.
Dans un post sur Truth Social daté du 27 août 2025, Trump a écrit : « George Soros et son merveilleux fils de la gauche radicale, devraient être inculpés sous RICO en raison de leur soutien aux protestations violentes, et bien plus encore, partout aux États-Unis d’Amérique. Soros, et son groupe de psychopathes, ont causé de grands dommages à notre pays… »

Lors d’une interview sur Fox News en septembre 2025, Trump a déclaré : « We’re going to look into Soros because I think it’s a RICO case against him and other people because this is more than protests — this is real agitation. » (Nous allons examiner Soros parce que je pense que c’est une affaire RICO contre lui et d’autres personnes, car cela va au-delà des protestations — c’est une véritable agitation.)

L’administration Trump a dirigé des enquêtes sur la fondation de Soros. Selon des rapports, le Département de la Justice (DOJ), sous la direction de le Procureur Général Pam Bondi, a poussé à investiguer Open Society Foundations pour des motifs potentiellement politiques, en lien avec des allégations de financement de groupes progressistes impliqués dans des troubles. Cela inclut une référence à Trump exigeant que Soros soit « jeté en prison » et menaçant d’utiliser les leviers du gouvernement contre des donateurs libéraux comme lui.

En septembre 2025, Trump a signé un executive order intitulé « Countering Domestic Terrorism and Organized Political Violence », qui a coïncidé avec des efforts pour cibler des groupes libéraux, y compris ceux financés par Soros. Bien que l’ordre ne nomme pas explicitement Open Society, il a été lié à des investigations sur des donateurs progressistes.

Discours de Trump du 14 Avril dans lequel il attaque Soros avec des sous-entendus plus ou moins pas très discrets 👇

Conclusion
Trump est en guerre contre ceux qui parasitent le gouvernement américain, et il semble considérer Soros comme quelqu’un de dangereux pour la démocratie. Pendant ce temps, Soros influence sans difficulté les politiques européennes, grâce à des institutions comme OSEPI… Déjà rien que le nom « Open Society European Policy Institute » qui veut littéralement dire « Institut de Politiques Européennes de l’Open Society » pose un problème.
En gros, au fond, la guerre n’est pas forcément contre l’UE et les États-Unis, mais plus entre Trump et Soros, c’est juste que les deux se cachent derrière les « géants » qui sont l’UE et les États-Unis. Cela veut dire que le peuple européen qui en a marre de la corruption des institutions européennes, se trouve avec un « allié » qui veut éliminer une des sources principales de la corruption de l’UE.
