Une censure massive se prépare en France et en Europe, pendant qu’aux USA, on apprend que le virus pourrait être d’origine humaine et lâche dans la nature pour des raisons politiques. Y a-t-il un lien entre ces deux phénomènes ? Et qu’en est-il des feux de forets près de Bordeaux ? Et que fait cette statue de Ponce Pilate à la vignette ? Une émission qui se concentre sur la transformation, celle qu’on observe à l’extérieur, et aussi celle qui a lieu à l’intérieur de nous en ce moment même. Une double émission qu’on est obligés de couper en deux parties.
Le live est également transmis sur Twitter
Message avant de commencer
Une opération psychologique de division et de polarisation frappe l’occident. Le but c’est d’implanter la mentalité « t’es avec nous ou contre nous » dans l’esprit humain, afin de bloquer le dialogue et les débats. Ils veulent nous diviser et nous tourner les uns contre les autres. Nous tenons à rappeler qu’avant d’être de droite ou de gauche, progressistes ou conservateurs, chrétiens ou musulmans, nous sommes avant tout des êtres humains, et chaque vie est importante. La violence est le langage de celui qui n’a pas d’arguments. Nous condamnons toute forme de violence, et nous rappelons les valeurs qui sont notre phare dans la tempête, Humilité, Foi, Pardon, Union, Paix, Charité, et Amour.
Yéshoua, le Christ et souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek, est notre guide et protecteur.
ON VA Y ARRIVER ENSEMBLE 🙏

Rigolons
La 6G officialise la fonction « Radar » du reseau
Vous vous rappelez de ce qu’on a dit sur la 5G et sa capacité de devenir une sorte de radar assez précis ?

La 6G officialise cette fonction :
La vision de la 6G : moins de zones sans couverture, des réseaux plus intelligents et un « radar » intégré
L’une des nouvelles fonctionnalités prévues pour la 6G s’appelle « Integrated Sensing and Communication », ou ISAC.
« Avec l’ISAC, le réseau mobile ne sera plus considéré uniquement comme un moyen de transport de données. Au contraire, les ondes radio seront transformées en capteur, une sorte de radar. Le réseau pourra « voir » et mesurer la distance, la vitesse et les mouvements avec une précision de l’ordre du centimètre, sans que les appareils aient besoin de GPS ou de caméras. Cela ouvre la voie à de nombreuses applications, allant de la surveillance du trafic à la détection des chutes dans le domaine de la santé », explique Mikael Gidlund, professeur à l’Université de Mid Sweden.
C’est plus clair maintenant ?
Obama a accordé à Bill Gates une habilitation de sécurité « Q » au sein du ministère de l’Énergie
Obama a accordé à Bill Gates une habilitation de sécurité « Q » (très secret) au sein du ministère de l’Énergie, rapporte le DailyCaller.
« Bill Gates s’est vu attribuer l’habilitation de sécurité la plus élevée au sein du ministère de l’Énergie, selon une lettre obtenue par le sénateur républicain du Kentucky, Rand Paul.
Le cofondateur milliardaire de Microsoft a bénéficié d’une « habilitation de sécurité Q » de 2014 à 2021, à compter de la présidence de Barack Obama et coïncidant entièrement avec le mandat du Dr Anthony Fauci en tant que directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses, selon la lettre du ministère de l’Énergie. M. Paul a demandé le consentement unanime pour que cette lettre soit versée au procès-verbal du Congrès lors de l’audition du Sénat de mercredi.«
Rappelons-nous déjà ce qu’est la « habilitation de sécurité Q » :
L’habilitation Q ou l’autorisation d’accès Q est l’habilitation de sécurité requise par le ministère américain de l’énergie (DOE) pour accéder aux données restreintes très secrètes, aux données anciennement restreintes et aux informations relatives à la sécurité nationale, ainsi qu’aux données restreintes secrètes. Les données restreintes (RD) sont définies dans la loi sur l’énergie atomique de 1954 et couvrent les armes nucléaires et les matériaux connexes.
Toute personne possédant une habilitation Q active est toujours considérée comme occupant un poste sensible pour la sécurité nationale (niveau de sensibilité 3). En outre, la plupart des titulaires d’une habilitation Q auront des responsabilités collatérales les désignant comme personnel sensible pour la sécurité nationale (niveau 4). Ces deux désignations constituant les niveaux de sensibilité les plus élevés, les occupants de ces postes ont une responsabilité extraordinaire, pouvant causer des dommages « exceptionnellement graves » ou « inestimables » à la sécurité nationale des États-Unis.
Voilà voilà…
Un « soleil artificiel » en cours de construction en Chine – La Fusion Nucléaire approche
La Chine développe à Hefei un vaste programme de recherche sur la fusion nucléaire par confinement magnétique. Il réunit notamment :
- EAST, un tokamak* expérimental déjà en activité
- CRAFT, une plateforme destinée à tester les composants de futurs réacteurs
- BEST, un nouveau tokamak en construction qui doit utiliser du deutérium et du tritium.
*Un tokamak est une machine conçue pour confiner un plasma extrêmement chaud grâce à de puissants champs magnétiques. Il a généralement la forme d’un gros anneau, ou d’un beignet. Comme aucun matériau ne peut toucher directement un plasma chauffé à plus de 100 millions de degrés, les aimants le maintiennent « suspendu » au centre de la chambre.
L’aimant de 582 tonnes récemment achevé appartient à CRAFT : il servira à reproduire et tester les énormes champs magnétiques nécessaires pour maintenir un plasma à plus de 100 millions de degrés sans contact avec les parois.
BEST doit être achevé vers 2027 et viser, autour de 2030, un plasma produisant au moins autant d’énergie de fusion qu’il reçoit directement pour être chauffé. Les autorités chinoises évoquent aussi une première démonstration limitée de production électrique, mais il ne s’agira pas encore d’une centrale commerciale.
Académie Chinoise des Sciences : « Le 27 juin, l’Institut de physique des plasmas, rattaché aux Instituts des sciences physiques de Hefei de l’Académie chinoise des sciences, a annoncé les dernières avancées du projet « soleil artificiel ». Le développement et la réception de deux aimants supraconducteurs essentiels au réacteur à fusion, à savoir l’aimant supraconducteur de champ toroïdal (TF) et la bobine du solénoïde central (CS), ont été menés à bien, et les essais à paramètres complets ont été achevés. La technologie de base a atteint un taux de localisation de 100 %.
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Projet Panama de Anthropic, un véritable crime contre l’humanité ?
Le « Project Panama » était le nom de code interne d’une opération lancée par Anthropic en 2024 pour constituer une immense bibliothèque numérique destinée notamment à l’entraînement de Claude. Anthropic achetait en masse des livres physiques d’occasion, faisait couper leur reliure, scannait automatiquement les pages, puis faisait recycler ou jeter les exemplaires devenus inutilisables. Un document interne décrivait très ambitieusement le projet comme une tentative de « scanner de manière destructive tous les livres du monde » et précisait que l’entreprise ne voulait pas que l’opération soit connue publiquement. Son existence a été révélée début 2026 par des documents judiciaires auparavant confidentiels.
Selon GPT : « l’objectif était d’obtenir rapidement des textes numériques de haute qualité, mais la méthode consistait réellement à détruire physiquement des millions d’exemplaires après leur numérisation, ce qui explique la controverse. »
Selon plusieurs enquêtes et des documents judiciaires rendus publics, certaines entreprises d’IA achètent en masse des livres d’occasion, rares ou épuisés, retirent leur reliure pour les scanner à grande vitesse, puis recyclent les exemplaires physiques afin d’obtenir des données d’entraînement de haute qualité.
Ces ouvrages, écrits avant l’explosion des contenus générés par l’IA, sont particulièrement recherchés car ils contiennent un texte entièrement rédigé par des humains. Cette pratique a notamment été révélée dans le cadre du projet interne « Project Panama » d’Anthropic.
Cette méthode suscite toutefois un vif débat. Si le contenu des livres est conservé sous forme numérique pour entraîner les modèles, les exemplaires physiques utilisés pour le scan sont souvent détruits, ce qui inquiète de nombreux libraires, collectionneurs et auteurs, en particulier lorsqu’il s’agit d’éditions rares ou difficiles à retrouver. – (source)
Sommes-nous en train de voir des efforts de destruction des derniers vestiges d’un passé lointain et oublié ? Allons-nous devenir encore plus amnésiques ?
Un témoignage poignant de l’histoire du Christ – Lettre de Ponce Pilate à César
Cette lettre a des origines mystérieuses, et a été très fortement attaquée par les « spécialistes de la vérité » du 18ème, 19ème et début du 20ème siecle. J’ai parcouru toutes les raisons qui ont été utilisées pour attaquer la crédibilité de cette lettre, mais à chaque fois, il n’y avait rien au bout.
Certains disaient que c’était inspiré d’un roman, mais le roman en question n’avait rien à voir. D’autres disaient que la lettre est un faux, mais quand je creusais, ils n’avaient aucun argument pour appuyer lers accusations, et il s’agissait plutôt de leur opinion. Bref, cette lettre a été attqué au point où elle a fini par disparaître, et n’existe aujourd’hui qu’à travers quelques livres qui ont survecu dans le temps, livres qui datent du 19ème et début du 20ème siecle.
La source la plus ancienne que j’ai pu trouver est la suivante, extraite d’une « Revue de Paris » de 1837 (page 200 dans le livre, page 203 dans le PDF), inspiré par un manuscrit disparu :
Il s’agit d’une sorte de résumé de differents récits de cette letre de Ponce Pilate, envoyé à César, après la crucifixion du Christ. Des extraits de cette dernière se trouvent dans l’apocryphe « L’ÉVANGILE DE NICODÈME ET LES ACTES DE PILATE », un texte bien plus ancien que celui de la Revue de Paris en 1837, et qui dit la même chose, mais en plus court.

Beaucoup de confusion règne autour de cette lettre, mais quand on la lit, on comprend pourquoi il y a eu des efforts de l’effacer de l’histoire… Laissez-moi partager avec vous cette lettre :

Rapport de Pilate
À Tibère César, empereur de Rome
Noble Souverain, salut.
Les événements survenus ces derniers jours dans ma province ont été d’une telle nature que je vais vous les rapporter dans tous leurs détails, tels qu’ils se sont produits. Je ne serais pas surpris qu’avec le temps ils changent la destinée de notre nation, car il semble que, depuis peu, tous les dieux aient cessé de nous être favorables.
Je suis presque prêt à dire : maudit soit le jour où j’ai succédé à Vallerius Flaceus dans le gouvernement de la Judée ; car depuis lors, ma vie n’a été qu’une succession continuelle d’inquiétudes et de tourments.
À mon arrivée à Jérusalem, je pris possession du prétoire et ordonnai que l’on préparât un splendide festin, auquel je conviai le tétrarque de Galilée, le grand prêtre et ses officiers. À l’heure fixée, aucun des invités ne se présenta. Je considérai cela comme une insulte faite à ma dignité ainsi qu’à tout le gouvernement que je représente.
Quelques jours plus tard, le grand prêtre daigna me rendre visite. Son comportement était grave et dissimulé. Il prétendit que sa religion lui interdisait, ainsi qu’à ses serviteurs, de s’asseoir à la table des Romains, de manger avec eux et d’offrir des libations en leur compagnie. Mais ce n’était là qu’une apparence de sainteté, car son visage même trahissait son hypocrisie.

Bien que j’aie jugé opportun d’accepter son excuse, je fus dès ce moment convaincu que les vaincus s’étaient déclarés les ennemis des vainqueurs. Je voudrais avertir les Romains de se méfier des grands prêtres de ce pays. Ils trahiraient leur propre mère pour obtenir une fonction et mener une vie luxueuse.
Il me semble que, de toutes les villes conquises, Jérusalem est la plus difficile à gouverner. Le peuple y est si turbulent que je vis dans la crainte constante d’une insurrection. Je ne dispose pas d’assez de soldats pour la réprimer. Je n’avais sous mes ordres qu’un centurion et cent hommes.
Je demandai des renforts au préfet de Syrie, mais il m’informa qu’il avait lui-même à peine assez de troupes pour défendre sa propre province. Je crains que cette soif insatiable de conquêtes, qui nous pousse à étendre notre empire au-delà de nos moyens de le défendre, ne finisse par causer la chute de tout notre gouvernement.
Je vivais à l’écart des masses, ne sachant pas jusqu’où ces prêtres pourraient influencer la populace. Je m’efforçais néanmoins de connaître, autant que possible, l’état d’esprit et la situation du peuple.
Parmi les diverses rumeurs qui parvenaient à mes oreilles, l’une d’elles attira particulièrement mon attention. On disait qu’un jeune homme était apparu en Galilée, prêchant avec une noble ferveur une loi nouvelle, au nom du Dieu qui l’avait envoyé.
Je craignis d’abord que son dessein ne fût de soulever le peuple contre les Romains, mais mes craintes furent bientôt dissipées. Jésus de Nazareth parlait davantage en ami des Romains qu’en ami des Juifs.
Un jour, alors que je passais près du lieu appelé Siloé, où une grande foule s’était assemblée, j’aperçus, au milieu du groupe, un jeune homme appuyé contre un arbre, s’adressant calmement à la multitude.
On me dit que c’était Jésus. Je l’aurais facilement deviné, tant la différence était grande entre lui et ceux qui l’écoutaient. Ses cheveux et sa barbe couleur d’or donnaient à son apparence un aspect céleste. Il semblait âgé d’environ trente ans.
Jamais je n’avais vu un visage aussi doux et aussi serein. Quel contraste entre lui et ses auditeurs, avec leurs barbes noires et leurs teints basanés !

Ne voulant pas l’interrompre par ma présence, je poursuivis mon chemin, mais fis signe à mon secrétaire de se joindre au groupe et de l’écouter.
Mon secrétaire se nomme Manlius. Il est le petit-fils du chef des conspirateurs qui campèrent en Étrurie dans l’attente de Catilina. Manlius habitait depuis longtemps la Judée et connaissait bien la langue hébraïque. Il m’était dévoué et digne de ma confiance.
Lorsque je rentrai au prétoire, je trouvai Manlius, qui me rapporta les paroles prononcées par Jésus à Siloé. Jamais je n’avais lu, dans les œuvres des philosophes, quoi que ce fût qui pût être comparé aux maximes de Jésus.
L’un des Juifs rebelles, si nombreux à Jérusalem, lui ayant demandé s’il était permis de payer le tribut à César, il répondit :
— Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu.
C’est en raison de la sagesse de ses paroles que j’accordai tant de liberté au Nazaréen. J’aurais eu le pouvoir de le faire arrêter et de l’exiler dans le Pont, mais cela aurait été contraire à la justice qui a toujours caractérisé le gouvernement romain dans ses rapports avec les hommes.
Cet homme n’était ni séditieux ni rebelle. Je lui accordai ma protection, peut-être à son insu. Il était libre d’agir, de parler, de rassembler le peuple, de s’adresser à lui et de choisir ses disciples, sans être entravé par aucun ordre prétorien.
S’il devait arriver — puissent les dieux détourner ce présage ! — que la religion de nos pères fût remplacée par celle de Jésus, ce serait à cette noble tolérance que Rome devrait sa mort prématurée ; et moi, misérable que je suis, j’aurais été l’instrument de ce que les Juifs appellent la Providence et que nous appelons le destin.
Cette liberté illimitée accordée à Jésus provoqua les Juifs — non pas les pauvres, mais les riches et les puissants. Il est vrai que Jésus se montrait sévère envers ces derniers, et c’était là, à mon avis, une raison politique supplémentaire de ne pas restreindre la liberté du Nazaréen.

« Scribes et pharisiens, leur disait-il, vous êtes une race de vipères. Vous ressemblez à des sépulcres peints : vous paraissez beaux devant les hommes, mais vous portez la mort en vous. »
En d’autres occasions, il tournait en dérision les aumônes des riches et des orgueilleux, leur disant que l’obole du pauvre était plus précieuse aux yeux de Dieu.
Chaque jour, des plaintes étaient déposées au prétoire contre l’insolence de Jésus.
On m’informa également qu’un malheur risquait de lui arriver ; que ce ne serait pas la première fois que Jérusalem lapiderait ceux qui se prétendaient prophètes et que l’on ferait appel à César.
Cependant, ma conduite fut approuvée par le Sénat, et l’on me promit des renforts après la fin de la guerre contre les Parthes.
Étant trop faible pour réprimer une insurrection, je résolus d’adopter une mesure qui promettait de rétablir la tranquillité de la ville sans soumettre le prétoire à une concession humiliante.
J’écrivis à Jésus pour lui demander un entretien au prétoire. Il vint.
Vous savez que dans mes veines coule du sang espagnol mêlé à du sang romain, aussi incapable de peur que d’émotions pusillanimes.
Lorsque le Nazaréen parut, je marchais dans ma basilique. Mes pieds semblèrent soudain fixés au pavement de marbre par une main de fer, et je tremblai de tous mes membres comme un coupable, tandis que le Nazaréen demeurait aussi calme que l’innocence elle-même.

Lorsqu’il arriva devant moi, il s’arrêta et, par un signe, sembla me dire : « Me voici », bien qu’il ne prononçât pas une parole.
Pendant quelque temps, je contemplai avec admiration et effroi cet extraordinaire type d’homme — un type d’homme inconnu de nos nombreux peintres, qui ont pourtant donné une forme et un visage à tous les dieux et à tous les héros.
Rien dans sa personne n’était repoussant ; pourtant, j’étais trop impressionné et trop tremblant pour m’approcher de lui.
— Jésus, lui dis-je enfin, la langue hésitante, Jésus de Nazareth, depuis trois ans je vous accorde une entière liberté de parole, et je ne le regrette pas. Vos paroles sont celles d’un sage. J’ignore si vous avez lu Socrate ou Platon, mais je sais qu’il existe dans vos discours une simplicité majestueuse qui vous élève bien au-dessus de ces philosophes.
L’Empereur en a été informé, et moi, son humble représentant dans ce pays, je me réjouis de vous avoir accordé cette liberté dont vous êtes si digne.
Cependant, je ne dois pas vous dissimuler que vos discours ont suscité contre vous des ennemis puissants et implacables. Cela n’a rien de surprenant. Socrate avait ses ennemis et il fut victime de leur haine.
Les vôtres sont doublement irrités : contre vous, parce que vos discours condamnent sévèrement leur conduite ; contre moi, en raison de la liberté que je vous ai accordée.
Ils m’accusent même d’être secrètement allié avec vous afin de dépouiller les Hébreux du peu de pouvoir civil que Rome leur a laissé.
Ma demande — je ne dis pas mon ordre — est que vous soyez désormais plus circonspect et plus modéré dans vos discours, et que vous les ménagiez davantage, de peur que vous ne blessiez l’orgueil de vos ennemis, qu’ils ne soulèvent contre vous la populace ignorante et ne me contraignent à employer les instruments de la loi.
Le Nazaréen répondit calmement :

— Prince de la terre, vos paroles ne procèdent pas de la véritable sagesse. Dites au torrent de s’arrêter au milieu de la gorge de la montagne : il déracinera les arbres de la vallée. Le torrent vous répondra qu’il obéit aux lois de la nature et du Créateur. Dieu seul sait vers où coulent les eaux du torrent. En vérité, je vous le dis : avant que ne fleurisse la rose de Saron, le sang du Juste sera répandu.
— Votre sang ne sera pas répandu, répondis-je avec une profonde émotion. En raison de votre sagesse, vous êtes à mes yeux plus précieux que tous ces pharisiens turbulents et orgueilleux qui abusent de la liberté que les Romains leur ont accordée.
Ils conspirent contre César et transforment sa générosité en objet de crainte, faisant croire aux ignorants que César est un tyran qui cherche leur perte.
Insolents misérables ! Ils ignorent que le loup du Tibre revêt parfois la peau de la brebis pour accomplir ses mauvais desseins.
Je vous protégerai contre eux. Mon prétoire sera pour vous un asile sacré, de jour comme de nuit.
Jésus secoua doucement la tête et dit avec un sourire grave et divin :
— Lorsque le jour sera venu, il n’existera aucun asile pour le Fils de l’homme, ni sur la terre ni sous la terre. L’asile des justes est là-haut.
Il désigna les cieux.
— Ce qui est écrit dans les livres des prophètes doit s’accomplir.
— Jeune homme, lui répondis-je avec douceur, vous allez m’obliger à transformer ma demande en ordre. La sécurité de la province confiée à mes soins l’exige. Vous devez montrer davantage de modération dans vos discours. Ne transgressez pas mon ordre. Vous en connaissez les conséquences. Que le bonheur vous accompagne. Adieu.
— Prince de la terre, répondit Jésus, je ne suis pas venu apporter la guerre dans le monde, mais la paix, l’amour et la charité. Je suis né le jour même où Auguste César donna la paix au monde romain.
Les persécutions ne viennent pas de moi. Je les attends des autres et je les affronterai en obéissant à la volonté de mon Père, qui m’a montré le chemin.
Retenez donc votre prudence terrestre. Il n’est pas en votre pouvoir d’arrêter la victime au pied du tabernacle de l’expiation.
Ayant prononcé ces paroles, il disparut derrière les rideaux de la basilique comme une ombre lumineuse, à mon grand soulagement, car je sentais peser sur moi un lourd fardeau dont je ne pouvais me délivrer tant qu’il demeurait en ma présence.

Les ennemis de Jésus s’adressèrent alors à Hérode, qui régnait en Galilée, afin d’assouvir leur vengeance contre le Nazaréen.
Si Hérode n’avait consulté que ses propres inclinations, il aurait immédiatement ordonné la mort de Jésus. Mais, bien qu’orgueilleux de sa dignité royale, il hésitait à commettre un acte qui aurait pu diminuer son influence auprès du Sénat — à moins que, comme moi, il n’eût peur de Jésus.
Mais un officier romain ne saurait reconnaître qu’il est effrayé par un Juif.
Quelque temps auparavant, Hérode était venu me rendre visite au prétoire. Au moment de prendre congé, après quelques conversations insignifiantes, il me demanda quelle était mon opinion sur le Nazaréen.
Je lui répondis que Jésus me paraissait être l’un de ces grands philosophes que les grandes nations produisent parfois ; que ses doctrines n’étaient nullement sacrilèges et que l’intention de Rome était de lui laisser cette liberté de parole que justifiaient ses actions.
Hérode sourit méchamment et, me saluant avec un respect ironique, se retira.
La grande fête des Juifs approchait. Le dessein de ses ennemis était de profiter de l’exaltation populaire qui se manifeste toujours pendant les solennités de la Pâque.
La ville débordait d’une populace tumultueuse réclamant la mort du Nazaréen. Mes émissaires m’informèrent que le trésor du Temple avait été employé pour corrompre le peuple.
Le danger devenait pressant. Un centurion romain avait été insulté.
J’écrivis au préfet de Syrie pour lui demander cent fantassins et autant de cavaliers. Il refusa.
Je me retrouvai seul, avec une poignée de vétérans, au milieu d’une ville rebelle, trop faible pour réprimer un soulèvement et sans autre choix que de le tolérer.
Ils s’étaient emparés de Jésus. La populace séditieuse, bien qu’elle n’eût rien à craindre du prétoire, croyait, comme ses chefs le lui avaient affirmé, que je fermais les yeux sur leur sédition. Elle continuait donc à vociférer :
— Crucifiez-le ! Crucifiez-le !

Trois puissants partis s’étaient alors réunis contre Jésus.
Premièrement, les hérodiens et les sadducéens, dont la conduite séditieuse semblait procéder d’un double motif : ils haïssaient le Nazaréen et supportaient impatiemment le joug romain.
Ils ne m’avaient jamais pardonné d’être entré dans la ville sainte avec des étendards portant l’image de l’empereur romain. Bien que j’eusse commis en cela une erreur fatale, le sacrilège ne leur paraissait pas moins grave.
Un autre grief demeurait profondément enraciné dans leur cœur : j’avais proposé d’employer une partie du trésor du Temple pour construire des édifices d’utilité publique. Ma proposition avait été rejetée avec mépris.
Les pharisiens étaient les ennemis déclarés de Jésus. Le gouvernement ne les intéressait pas. Ils supportaient avec amertume les sévères réprimandes que, depuis trois ans, le Nazaréen leur adressait continuellement partout où il allait.
Trop timides et trop faibles pour agir seuls, ils avaient embrassé les querelles des hérodiens et des sadducéens.
Outre ces trois partis, je devais affronter une populace imprudente et dépravée, toujours prête à participer à une sédition et à profiter du désordre et de la confusion qui en résultaient.
Jésus fut traîné devant le grand prêtre et condamné à mort.
Le grand prêtre Caïphe accomplit alors un acte de soumission destiné à diviser les responsabilités. Il m’envoya son prisonnier afin que je confirmasse sa condamnation et assurasse son exécution.
Je lui répondis que Jésus étant Galiléen, l’affaire relevait de la juridiction d’Hérode, et j’ordonnai qu’on le lui envoyât.
Le rusé tétrarque affecta l’humilité et, protestant de sa déférence envers le lieutenant de César, remit entre mes mains le sort de cet homme.
Bientôt, mon palais prit l’apparence d’une citadelle assiégée. À chaque instant, le nombre des mécontents augmentait. Jérusalem était envahie par des foules descendues des montagnes de Nazareth. Toute la Judée semblait se déverser dans la ville.

J’avais épousé une femme originaire de Gaule, qui prétendait voir l’avenir. En pleurant et en se jetant à mes pieds, elle me dit :
— Prends garde, prends garde, et ne touche pas à cet homme, car il est saint. La nuit dernière, je l’ai vu en songe. Il marchait sur les eaux ; il volait sur les ailes du vent. Il parlait à la tempête et aux poissons du lac, et tous lui obéissaient.
Vois : le torrent du mont Cédron coule avec du sang ; les statues de César sont emplies de gemonide ; les colonnes de l’interium se sont effondrées, et le soleil est voilé de deuil comme une vestale dans son tombeau.
Ah ! Pilate, le malheur t’attend. Si tu ne veux pas écouter les supplications de ton épouse, redoute la malédiction du Sénat romain ; redoute le courroux de César.
À cet instant, les marches de marbre gémissaient sous le poids de la multitude. On ramena le Nazaréen devant moi.
Je me rendis dans la salle de justice, suivi de ma garde, et demandai sévèrement au peuple ce qu’il exigeait.
— La mort du Nazaréen, répondit-on.
— Pour quel crime ?
— Il a blasphémé ; il a prophétisé la ruine du Temple ; il se proclame Fils de Dieu, Messie et roi des Juifs.
— La justice romaine, répondis-je, ne punit pas de telles offenses par la mort.
— Crucifiez-le ! Crucifiez-le ! cria l’impitoyable populace.
Les vociférations de la foule enragée ébranlèrent le palais jusque dans ses fondations.
Un seul homme paraissait calme au milieu de cette immense multitude : le Nazaréen.
Après plusieurs tentatives infructueuses pour le protéger contre la fureur de ses persécuteurs sans pitié, j’adoptai une mesure qui me parut alors être la seule susceptible de lui sauver la vie.
Comme ils avaient coutume, lors de cette fête, de délivrer un prisonnier, je proposai de libérer Jésus et de le laisser partir libre. Mais ils répondirent que Jésus devait être crucifié.
Je leur montrai alors combien leur conduite était incompatible avec leurs propres lois.

Aucun juge criminel, leur dis-je, ne pouvait prononcer une sentence contre un accusé s’il n’avait auparavant jeûné pendant une journée entière. La sentence devait recevoir le consentement du Sanhédrin et porter la signature du président de ce tribunal.
Aucun condamné ne pouvait être exécuté le jour même où sa sentence avait été prononcée. Le lendemain, jour de l’exécution, le Sanhédrin devait réexaminer toute la procédure.
Selon leur loi, un homme devait également se tenir à la porte du tribunal avec un drapeau, tandis qu’un autre, placé à quelque distance à cheval, devait proclamer le nom du condamné, son crime et le nom des témoins, afin de savoir si quelqu’un pouvait témoigner en sa faveur.
Sur le chemin de l’exécution, le prisonnier avait le droit de revenir trois fois devant le tribunal et de présenter tout nouvel argument en sa faveur.
J’invoquai toutes ces raisons dans l’espoir de les contraindre à se soumettre. Mais ils continuaient à crier :
— Crucifiez-le ! Crucifiez-le !
J’ordonnai alors que Jésus fût flagellé, espérant que cela les satisferait. Mais cette mesure ne fit qu’augmenter leur fureur.
Je demandai ensuite une bassine et me lavai les mains en présence de la multitude vociférante, attestant ainsi que, selon mon jugement, Jésus de Nazareth n’avait rien accompli qui méritât la mort.

Mais ce fut en vain. C’était sa vie que ces misérables désiraient.
J’ai souvent été témoin, durant nos troubles civils, de la colère furieuse des foules, mais rien ne pouvait être comparé à ce que je vis en cette occasion.
On aurait véritablement pu dire que tous les fantômes des régions infernales s’étaient réunis à Jérusalem.
La foule ne semblait pas marcher : elle paraissait emportée et tourbillonnait comme un vortex, roulant en vagues vivantes depuis les portes du prétoire jusqu’au mont Sion, poussant des hurlements, des cris et des vociférations tels qu’on n’en avait jamais entendu durant les séditions de Pannonie ni dans les tumultes du Forum.
Peu à peu, le jour s’obscurcit comme un crépuscule d’hiver, semblable à celui qui s’était produit lors de la mort du grand Jules César. C’était également aux ides de mars.
Moi, gouverneur d’une province rebelle, j’étais appuyé contre une colonne de ma basilique, contemplant à travers cette lugubre obscurité ces démons du Tartare qui entraînaient l’innocent Nazaréen vers son exécution.
Tout autour de moi était désert. Jérusalem avait vomi ses habitants par la porte funéraire qui mène à Gemonica.
Une atmosphère de désolation et de tristesse m’enveloppait. Mes gardes avaient rejoint la cavalerie, et le centurion s’efforçait, par un grand déploiement de force, de maintenir l’ordre.
Je demeurai seul. Mon cœur brisé m’avertissait que ce qui se passait à cet instant appartenait davantage à l’histoire des dieux qu’à celle des hommes.
Une grande clameur s’éleva du Golgotha. Portée par les vents, elle semblait annoncer une agonie telle qu’aucune oreille mortelle n’en avait jamais entendue.
De sombres nuages descendirent au-dessus du sommet du Temple et, s’étendant sur la ville, la couvrirent comme d’un voile.

Les signes observés par les hommes dans le ciel et sur la terre étaient si terribles que Denys l’Aréopagite se serait écrié :
— Ou bien l’auteur de la nature souffre, ou bien l’univers est en train de se désagréger.
Tandis que se déroulaient ces effrayantes manifestations de la nature, un terrible tremblement de terre eut lieu en Basse-Égypte. Il remplit tout le monde de crainte et épouvanta presque à mort les Juifs superstitieux.
On raconte que Balthasar, un Juif âgé et savant d’Antioche, fut retrouvé mort lorsque l’agitation eut cessé. On ignore s’il mourut de peur ou de chagrin. Il était un grand ami du Nazaréen.
Vers la première heure de la nuit, je jetai mon manteau sur mes épaules et descendis dans la ville en direction des portes du Golgotha.
Le sacrifice était consommé.
La foule rentrait chez elle, toujours agitée, certes, mais sombre, silencieuse et désespérée. Ce qu’elle avait vu l’avait frappée de terreur et de remords.
Je vis également passer tristement ma petite cohorte romaine. Le porte-étendard avait voilé son aigle en signe de deuil.
J’entendis certains soldats juifs murmurer des paroles étranges que je ne comprenais pas. D’autres racontaient des miracles semblables à ceux qui avaient si souvent frappé les Romains par la volonté des dieux.
Parfois, des groupes d’hommes et de femmes s’arrêtaient. Ils se retournaient vers le mont Calvaire et demeuraient immobiles, comme s’ils attendaient l’apparition d’un nouveau prodige.
Je retournai au prétoire, triste et pensif.
En montant les marches, encore tachées du sang du Nazaréen, j’aperçus un vieillard dans l’attitude d’un suppliant. Derrière lui se tenaient plusieurs Romains en larmes.
Il se jeta à mes pieds et pleura amèrement. Il est douloureux de voir pleurer un vieillard. Mon cœur étant déjà surchargé de chagrin, nous pleurâmes ensemble, bien que nous fussions étrangers l’un à l’autre.
À vrai dire, les larmes semblaient très proches des yeux de beaucoup de ceux que j’aperçus ce jour-là dans cette immense foule.
Jamais je n’avais été témoin d’un revirement de sentiments aussi extrême.

Ceux qui l’avaient trahi et vendu, ceux qui avaient témoigné contre lui, ceux qui avaient crié : « Crucifiez-le, que son sang soit sur nous », s’éloignaient tous furtivement comme des chiens lâches et se lavaient les dents avec du vinaigre.
On m’a rapporté que Jésus enseignait la résurrection et une séparation après la mort. Si cela est vrai, je suis certain que cette séparation commença au milieu de cette immense foule.
— Père, dis-je au vieillard après avoir repris le contrôle de mes émotions, qui êtes-vous et que demandez-vous ?
— Je suis Joseph d’Arimathie, répondit-il, et je viens vous supplier à genoux de m’accorder la permission d’ensevelir Jésus de Nazareth.
— Votre demande est accordée, lui répondis-je.
J’ordonnai en même temps à Manlius de prendre avec lui quelques soldats et de surveiller l’ensevelissement, afin que le tombeau ne fût pas profané.
Quelques jours plus tard, le sépulcre fut retrouvé vide.
Les disciples de Jésus proclamèrent dans tout le pays qu’il était ressuscité des morts, comme il l’avait prédit. Cela provoqua une agitation encore plus grande que la crucifixion.
Quant à la vérité de cette affirmation, je ne peux rien déclarer avec certitude. J’ai cependant mené une enquête à ce sujet, afin que vous puissiez examiner vous-même les faits et juger si je suis fautif, comme le prétend Hérode.
Joseph avait enseveli Jésus dans son propre tombeau. Je ne sais s’il avait prévu sa résurrection ou s’il comptait faire creuser pour lui-même un autre tombeau.
Le lendemain de l’ensevelissement, l’un des prêtres vint au prétoire. Il déclara qu’ils craignaient que les disciples ne volassent le corps de Jésus pour le cacher et faire ensuite croire qu’il était ressuscité des morts, comme il l’avait annoncé.
Je l’envoyai auprès du capitaine de la garde royale, Malcus, avec l’ordre de prendre des soldats juifs et d’en placer autour du sépulcre autant qu’il serait nécessaire. Ainsi, si quelque chose arrivait, ils pourraient s’en prendre à eux-mêmes et non aux Romains.

Lorsque l’agitation éclata à la suite de la découverte du tombeau vide, mon inquiétude devint plus grande que jamais.
Je fis appeler Malcus. Il me déclara qu’il avait placé son lieutenant, Ben Isham, avec cent soldats autour du sépulcre.
Il ajouta qu’Isham et ses soldats étaient profondément effrayés par ce qui s’était produit ce matin-là.
Je fis venir Isham. Il me rapporta, autant que je puis m’en souvenir, les circonstances suivantes.
Vers le commencement de la quatrième veille, ils virent une lumière douce et magnifique au-dessus du sépulcre.
Il pensa d’abord que les femmes étaient venues embaumer le corps de Jésus, selon leur coutume, mais il ne comprenait pas comment elles auraient pu franchir les gardes.
Pendant que ces pensées traversaient son esprit, tout le lieu s’illumina soudainement.
Il lui sembla voir des foules de morts revêtus de leurs vêtements funéraires. Tous paraissaient pousser des cris et être remplis d’extase.
Tout autour et au-dessus d’eux résonnait la plus belle musique qu’il eût jamais entendue, et l’air tout entier semblait rempli de voix louant Dieu.
La terre parut alors chanceler et onduler. Il fut pris d’un tel malaise et d’un tel vertige qu’il ne put demeurer debout.

Il déclara que la terre semblait se dérober sous ses pieds et qu’il perdit connaissance, de sorte qu’il ignorait ce qui s’était ensuite produit.
Je lui demandai dans quelle position il se trouvait lorsqu’il reprit ses sens. Il répondit qu’il était étendu face contre terre.
Je lui demandai s’il n’avait pas pu se tromper au sujet de la lumière. Ne pouvait-il s’agir du jour qui se levait à l’orient ?
Il répondit qu’il l’avait d’abord pensé, mais qu’à un jet de pierre du sépulcre l’obscurité était encore très profonde. Il se rappela également qu’il était beaucoup trop tôt pour que le jour se levât.
Je lui demandai si son vertige n’avait pas pu être causé par un réveil soudain et par le fait de s’être levé trop rapidement.
Il affirma qu’il n’avait pas dormi de toute la nuit, car un soldat surpris endormi pendant son service était puni de mort.
Il avait autorisé certains soldats à dormir à tour de rôle, et plusieurs dormaient au moment où l’événement se produisit.
Je lui demandai combien de temps la scène avait duré. Il répondit qu’il ne le savait pas exactement, mais qu’il estimait sa durée à près d’une heure. La lumière du jour finit par la faire disparaître.
Je lui demandai s’il était allé au sépulcre après avoir repris connaissance.
Il répondit que non, parce qu’il avait peur, et que dès que la relève était arrivée, tous les soldats étaient retournés dans leurs quartiers.
Je lui demandai si les prêtres l’avaient interrogé.
Il répondit que oui. Ils voulaient lui faire déclarer qu’un tremblement de terre s’était produit et que les gardes dormaient.
Ils lui avaient offert de l’argent pour qu’il affirme que les disciples étaient venus voler Jésus. Mais il n’avait vu aucun disciple et n’avait appris la disparition du corps qu’après qu’on la lui eut annoncée.
Je lui demandai quelle était l’opinion personnelle des prêtres avec lesquels il avait parlé.
Il répondit que certains d’entre eux pensaient que Jésus n’était pas un homme, qu’il n’était pas un être humain, qu’il n’était pas le fils de Marie et qu’il n’était pas simplement celui dont on disait qu’il était né d’une vierge à Bethléem.
Ils pensaient que ce même personnage était déjà apparu sur la terre auprès d’Abraham et de Lot, ainsi qu’en bien d’autres temps et en bien d’autres lieux.

Il me semble que, si cette théorie des Juifs est vraie, leurs conclusions sont justes, car elles correspondent à la vie de cet homme, connue et attestée aussi bien par ses amis que par ses ennemis.
Les éléments n’étaient pas davantage entre ses mains que l’argile entre les mains du potier.
Il pouvait changer l’eau en vin ; transformer la mort en vie et la maladie en santé ; calmer les mers ; apaiser les tempêtes ; et faire apparaître un poisson portant une pièce d’argent dans sa bouche.
S’il pouvait accomplir toutes ces choses — et il les accomplit, ainsi que beaucoup d’autres, comme tous les Juifs en témoignent — et si ce sont précisément ces actes qui provoquèrent l’hostilité contre lui, alors qu’il ne fut accusé d’aucun crime, d’aucune violation de la loi ni d’avoir personnellement causé du tort à quiconque ; si tous ces faits sont connus de milliers de personnes, aussi bien de ses amis que de ses ennemis, alors je suis presque prêt à dire, comme Manlius au pied de la croix :

— Véritablement, cet homme était le Fils de Dieu.
Noble Souverain, tel est le récit le plus proche des faits auquel je puisse parvenir.
J’ai pris soin de rendre cette déclaration très complète, afin que vous puissiez juger ma conduite dans son ensemble, car j’ai appris qu’Antipater avait prononcé contre moi de nombreuses paroles sévères à propos de cette affaire.
Avec la promesse de ma fidélité et mes meilleurs vœux à mon noble Souverain,
Je suis votre très obéissant serviteur,
Ponce Pilate
L’histoire du Christ c’est TON histoire ! Tu dois le comprendre, l’accepter, le vivre, afin que le rêve inconscient devient un rêve lucide, et que tu puisses enfin accéder au Nouveau Monde…



















