La nouvelle forme de censure illégale ! (LeakID et Forward Global)

Notre dernier live a été beaucoup censuré. Cette fois, ce n’est pas YouTube, mais des petits malins qui utilisent des stratégies de plus en plus obscures, ce qui montre un certain désespoir de leur part.

Qui est LeakID ?

Selon GPT :

LeakID est une entreprise qui protège des contenus (musique, vidéos, etc.) sur YouTube.

🧠 Concrètement, ils font quoi ?

LeakID est une société qui :

  • identifie du contenu protégé (musique, extraits, émissions…)
  • utilise le système Content ID de YouTube
  • décide quoi faire :
    • bloquer la vidéo ❌
    • la monétiser 💰
    • ou juste la suivre 👀

⚠️ Pourquoi ta vidéo est bloquée ?

Parce que :

  • elle contient un extrait appartenant à un client de LeakID
  • et ces droits ne sont pas autorisés dans ton pays

Voilà ce qu’on trouve sur le site de LeakID :

« LeakID a été fondée en 2007 par Hervé Lemaire, pionnier dans l’élaboration de stratégies de lutte contre le piratage pour l’industrie musicale (anciennement chez Virgin/EMI). Initialement axée sur ce secteur, l’entreprise a rapidement étendu son expertise à tous les domaines du divertissement. »

En 2022, LeakID a fusionné avec la division Content Protection de Forward Global, un groupe international comptant 400 experts dotés d’une vaste expérience en matière de lutte contre le piratage.
Cette alliance stratégique nous permet de mettre en place une approche multidisciplinaire unique pour lutter contre le piratage, convaincus que cette lutte nécessite une stratégie à plusieurs volets pour un impact maximal.« 

Qui est Forward Global ?

Concrètement, Forward Global est le nouveau nom d’une institution plus ancienne, qui s’appelle Avisa Partners. Selon Wikipédia :

Avisa Partners est un groupe français de conseil spécialisé dans l’e-réputation, la cybersécurité, l’intelligence économique, l’investigation informatique légale et le lobbying. Son siège social est situé à Paris et l’entreprise est présente dans sept autres pays.

Il est publiquement accusé de désinformation par plusieurs enquêtes journalistiques en 2015 dans l’affaire des tribunes fantômes créées lors de l’OPA sur le Club Med et en 2022 dans le cadre des Uber Files pour avoir manipulé des informations à grande échelle sur de nombreux médias en ligne ainsi que sur Wikipédia.

Le groupe s’attire les foudres des services étatiques français. Selon Mediapart nombre d’opérations d’influence en ligne douteuses lui sont imputables. Toujours selon Mediapart, l’entreprise conseillerait, ou aurait conseillé, son lot de régimes autoritaires à dictatoriaux, de l’Égypte à la Turquie en passant par le Kazakhstan, le Qatar ou la république démocratique du Congo.

Réorganisation et nouvelle gouvernance

En juin 2023, après les scandales révélés par la presse qui écorne son image auprès de ses clients, et notamment auprès des services secrets en raison de l’implication de la société auprès de dirigeants politiques étrangers, Avisa annonce le départ de son fondateur Arnaud Dassier à qui elle cède les « activités digitales » (activités d’influence et de manipulation de l’information) et la marque pour 5 millions d’euros. Le groupe change ainsi de nom pour s’appeler Forward Global, et conserve les activités d’intelligence économique et de cybersécurité.

Source : Wikipédia

L’Arcom implique l’État

En gros, LeakID, entité privée qui s’est offert le droit de bloquer du contenu sur les réseaux sociaux grâce à son statut, fait un partenariat avec cette institution plus que douteuse, mais ils ne s’arrêtent pas là. Voici d’autres partenaires, notamment un en particulier :

L’Arcom, c’est quoi ?

« Née le 1er janvier 2022, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) est issue de la fusion du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), créé en 1989, et de la Haute
autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur
l’internet (Hadopi), créée en 2009. Les importantes transformations du paysage audiovisuel et numérique nécessitaient la création d’un nouveau régulateur aux compétences renforcées et élargies. Garante des libertés de communication et d’expression dans les espaces audiovisuel et numérique, l’Arcom a notamment pour mission de veiller aux responsabilités démocratiques et sociétales des médias audiovisuels et des plateformes en ligne, de garantir le pluralisme des médias audiovisuels d’information et l’indépendance de l’audiovisuel public, d’assurer les équilibres économiques du secteur et de soutenir la création. »
SOURCE

Donc…

Conclusion

Le gouvernement (ou ceux qui tirent les ficelles en arrière-plan), n’étant plus capables de censurer en mettant la pression sur YouTube et sur X, ils ont trouvé un moyen de contourner la loi à travers des entités privées comme LeakID (siège à Paris) et/ou Forward Global (siège à Paris). Ces entités privées ouvrent sous le regard et les conseils du gouvernement (Arcom) en bloquant le contenu qui « dérange » en passant par le domaine des « droits d’auteurs ». De cette façon, le gouvernement garde « ses mains propres » au regard du public et le privé ne fait « qu’exercer son droit d’activité »…

Ah oui, j’ai oublié de vous donner un détail important. L’extrait du live qui a été utilisé par LeakID pour bloquer notre vidéo, c’est une musique libre de droits, qui n’appartient clairement pas à eux, ni à un de leurs clients, MAIS… parce qu’il y a un gros MAIS… cela ne change rien pour LeakID. Voici pourquoi :

Ils bloquent la vidéo « gênante » sous un faux prétexte, et le créateur de contenu a le choix entre couper le passage (qui pourrait créer des problèmes de cohérence) ou faire une réclamation. Le truc, c’est que même si la réclamation est prise en compte, le temps d’effectuer les démarches et de finir par débloquer la vidéo (qui peut prendre plusieurs jours) a causé des dommages irrécupérables en termes de promotion de la vidéo par l’algorithme, qui ne va pas prendre le risque de proposer un contenu « risqué » (à cause de l’historique), et en plus, la vidéo n’est plus si récente que ça…

Voici donc la forme de la censure en 2026. Quand le gouvernement et les entreprises américaines ont fait un grand doigt d’honneur à l’UE en réponse à leurs demandes de censure, ces derniers ont dû se réorganiser pour mener à bien leur mission du « contrôle de narratif », et c’est la France qui semble mener le combat contre la liberté d’expression.

Pour approfondir le sujet et comprendre l’historique du comment nous en sommes arrivés là :

Table des matières

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